Méthode Yayama - Maître Kenji Tokitsu

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Méthode Yayama

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Kikô De La Méthode Du Docteur Toshihiko Yayama
Il y a dix ans, à l'occasion du 1er stage que j'ai organisé pour le Dr Yayama, il a pu soigner plusieurs personnes sans même les toucher.

J'ai demandé comment il avait procédé et il m'a répondu: " un corps vivant tout comme chacun des phénomènes de l'univers possèdent des caractères d'onde. La pensée humaine en émet aussi. J'ai tout simplement envoyé l'onde de ma pensée positive sur celui du corps souffrant.", Puis il a ajouté: " En art du combat, vous faites un acte similaire sur votre adversaire. Vous pouvez donc aussi développer la capacité du soin au travers des arts martiaux. Ce sera la base de votre travail".

J'ai juste commencé à comprendre ce qu'il m'avait dit au bout de plusieurs années de pratique.
La méthode Yayama est pour moi la base fondamentale de l'objectif: santé, bien-être, efficacité en combat.

Nous l'invitons chaque été en Europe pour enseigner sa méthode.

1) Pouvez-vous nous présenter l'essentiel de votre méthode?


J'ai élaboré la méthode pour mes patients qui ont des maladies diverses mais il fallait qu'une personne faible puisse la pratiquer. Il s'agit d'activer les Chakras (sièges d'énergie) par des exercices de la colonne vertébrale et des omoplates. Améliorer et renfoncer l'état de mes patients, c'était le centre de ma méthode. Après la rencontre avec Me Tokitsu il y a 10 ans, j'ai envisagé la possibilité d'appliquer ma méthode en art martial car j'ai toujours aimé les arts martiaux. J'ai donc élaboré cette méthode et l'ai développée car je pense que la recherche de la santé converge avec l'efficacité en art martial. Ma méthode couvre donc l'efficacité en art martial et le renforcement de la santé. Je dirai qu'un médecin doit développer les capacités de " guérison des patients ", tout comme l'efficacité pour un adepte en art martial. C'est l'essentiel de ma méthode.

2) Quelle est la part de la médecine traditionnelle chinoise dans votre méthode?


J'ai constitué ma méthode de soin à partir de ma connaissance de la médecine moderne et de la médecine chinoise. Par exemple, sur la base de la médecine traditionnelle chinoise, j'ai inventé des appareils de soin et des produits médicaux qui aident à développer la capacité de " guérison ". J'ai étudié librement les différentes méthodes du qi gong et de la médecine chinoise grâce auxquelles j'ai pu faire une synthèse en examinant pour objectif: l'efficacité. C'est l'efficacité qui compte avant tout en médecine comme en art martial.

3) En quoi votre méthode est différente des styles de qi gong traditionnels chinois?


Je suis un médecin qui se confronte quotidiennement à la maladie. Je pense qu'un médecin doit cultiver et développer ses capacités de guérison tout comme un adepte d'art martial doit développer son efficacité en combat. Pour moi le Qi Gong est un des éléments pour réaliser cet objectif. C'est peut-être là la différence, s'il y en a une, avec le Qi Gong traditionnel chinois. C'est en ce sens que j'appelle ma méthode Kiko.
4) Comment avez-vous découvert la différence de polarité énergétique entre les hommes et les femmes?

Il s'agit de la différence de la circulation du Ki en Shôshûten (Shao Shutien en Chinois), qui signifie la circulation en orbite micro cosmique.
Selon un document chinois de référence, le Ki circule de bas en haut le long de la colonne vertébrale et descend ensuite sur le devant du corps. En soignant mes patients, je me suis rendu compte que chez les femmes, leur Ki était plus fort dans le sens inverse. Cependant il y a à peu près 5% d'exception chez les femmes comme chez les hommes et en faisant des exercices, on peut s'apercevoir que le sens du Ki peut éventuellement changer.

5) Est-il aisé d'accomplir la petite révolution céleste?


Généralement on y arrive en quelques mois. Je dirige régulièrement un stage avec les élèves de Me Tokitsu depuis 10 ans en France. J'ai été agréablement surpris lors du 1er stage il y a 10 ans, que plus de 15% de ses élèves ont réussi à faire le Shôshûten à la fin d'un stage de 2 jours et demi seulement. J'ai pratiqué moi-même le karaté durant plus de 20 ans et la pratique d'un art martial donne une très bonne base pour l'exercice du Ki à condition que la personne se prête à étudier et à sentir le Ki en ouvrant bien ses sensibilités. Il faut reconnaître qu'il y a de nombreuses personnes qui ne parviennent pas à une dimension supérieure d'art martial à cause de la fermeture de leur sensibilité et d'esprit, bien qu'ils soient près à la toucher physiquement.

6) Quels sont les fondements techniques pour obtenir une meilleure souplesse des articulations?


Ce n'est pas la souplesse des articulations des membres qui est importante, mais la souplesse générale du corps qui améliore et augmente la circulation du Ki. De ce fait l'exercice doit être fait avec la totalité du corps. Pour cet objectif j'ai mis au point les 5 exercices du Shôshûten: les exercices du pendule, de l'oiseau, de la tortue, du dragon et de l'ours. Par ces exercices vous pouvez obtenir la souplesse des diverses articulations qui sont en rapport avec celles de la colonne vertébrale et des omoplates.
7) Quelle est l'importance symbolique des techniques animalières?


Selon moi il ne s'agit pas de l'importance symbolique, mais de l'activation du cerveau animal. Comme vous savez le cerveau humain est formé de 3 couches: reptilien, mammifère et nouveau cortex. Les deux premières sont liées fortement à l'activité vitale. Dans ma méthode nous cherchons à éveiller ces parties profondes du cerveau. Je dirais même que la pratique du Kikô revient à l'exercice du cerveau.
8) Sur quel plan se situe le travail énergétique de votre méthode: mental, émotionnel ou physique? et la visualisation?

Sur tous les plans que vous décrivez. Pour développer les capacités de guérison, donc de combat contre les maladies, les capacités de défense, enfin les capacités de renforcement de la santé, nos avons besoin d'appliquer tous ces éléments. Par exemple j'applique dans ma pratique du Kikô une méthode du bouddhisme secret qui consiste à appliquer simultanément les paroles, la vision et le mouvement du corps. Il s'agit de stimuler et activer la profondeur du cerveau. Car je pense que la pratique du Kikô revient en quelque sorte à l'activation du cerveau.
Les cinq étapes du kikô : Dans cette méthode il existe cinq étapes :

1- La sensibilisation au ki : activation des méridiens
2- Le Shôshûten : petit circuit
3- Le Zenshin-shûten : circuit sur la surface de la totalité du corps
4- Le Daïshûten : grand circuit en profondeur
5- Le Furenshûten : circulation spontanée et permanente

1- La première étape consiste en une série d'exercices qui permettent de sensibiliser les méridiens. En effectuant ces exercices, vous éprouvez des sensations de picotement, de chaleur, d'engourdissement ou autres dans la partie du corps sur laquelle porte l'exercice, par exemple les mains ou le dos. L'organisation de ces sensations conduit à la deuxième étape.

2- Le Shôshûten, petit circuit, parcourt la surface de la partie haute du corps suivant la ligne centrale, en descendant du sommet de la tête au coccyx, puis en remontant. Les effets bénéfiques du Shôshûten sont connus de longue date. Selon l'ouvrage de référence de la médecine chinoise, écrit il y a deux mille ans, le petit circuit est parcouru en montant le long du dos et en descendant par devant. En soignant ses patients, le Dr. Yayama a découvert que le sens du circuit dépend du sexe ; il a exposé cette découverte dans une revue chinoise spécialisée dans le qi gong médical. Ce fait a été confirmé et est aujourd'hui admis parmi les maîtres de qi gong.

Lorsque le Dr. Yayama en était à l'étape du Shôshûten, après avoir soigné des patients, il ressentait le soir un épuisement d'autant plus accentué qu'il avait soigné plus de malades dans la journée. En dépassant cette étape, il a cessé de ressentir de la fatigue après les soins et, au contraire, il ressent une sorte de rafraîchissement en soignant. Il explique que l'étape du Shôshûten est comparable à un réservoir d'énergie que l'on remplit par l'exercice ; ce réservoir est limité et lorsqu'on en dépasse les limites, on dépense son propre ki, d'où la fatigue et la nécessité de le reconstituer.

3- En progressant en Shôshûten vous augmentez la sensibilité de l'ensemble du corps ce qui aboutit naturellement à l'étape du Zenshin-shûten, étape intermédiaire entre le Shôshûten et le Daïshûten. Le Zenshin-shûten est une circulation d'énergie dans l'ensemble du corps, mais elle reste à la surface de celui-ci ; c'est un élargissement direct du Shôshûten. Il est souvent confondu avec le Daïshûten. On trouve aussi cette confusion dans quelques ouvrages.

4- L'étape du Daïshûten est le niveau supérieur. Car à l'étape du Daïshûten, chaque fois que vous utilisez le ki, il se reconstitue automatiquement comme s'il entrait par la tête et par les pieds. Plus le ki sort, plus il rentre, c'est pourquoi le fait de soigner donnera une impression rafraîchissante à celui qui a atteint l'étape du Daïshûten.
De fait, lorsque j'ai étudié le qi gong avec quelques maîtres chinois, ils affirmaient tous, comme une vérité acquise qu'il ne fallait pas soigner beaucoup de gens avec le qi, parce que si on dépassait une certaine limite, sa propre vitalité était atteinte. Cette conclusion est valable, mais seulement pour la deuxième et la troisième étape. Le chemin du Daïshûten se situe plus en profondeur, il parcourt à l'intérieur de la totalité du corps et le ki se déplace en spirale.

5- Le Furenshûten est l'ultime étape du travail du ki. Sans avoir d'effort à faire, le ki circule librement car vous êtes en parfaite harmonie avec le ki de l'univers. Nous pouvons la considérer comme l'objectif final de la recherche en kikô. Ces étapes dans la progression ne doivent pas être considérées de façon mécanique : la première étape conduisant à la seconde, etc. L'approfondissement du shôshûten n'implique aucunement de ne plus faire le travail de sensibilisation de la colonne vertébrale, au contraire ; ce dernier travail prend alors une autre dimension. De même la respiration devient assez vite une introduction au daïshûten. Toutes les activités de l'Académie Tokitsu-ryû sont basées sur le renforcement de la santé et la recherche du bien être. C'est pourquoi le Jiseï kikô est donc le point de départ de notre activité corporelle. Nous sommes conscients de vivre en mangeant de la nourriture, mais nous sommes peu conscients de vivre en « mangeant » des images, des idées, des sentiments qui modulent la qualité du ki. Dans la vie de tous les jours nous sommes exposés à de multiples stimuli qui influent sur la qualité du ki. La pratique du kikô nous enseigne à les gérer pour une formation positive du ki.

Nous savons que le stress est la cause de la majorité des maladies. Nous ne pouvons pas dissoudre le stress par la seule puissance de l'esprit. L'exercice corporel est indispensable, puisque nous vivons avec un corps. Par le biais de la lutte contre le stress, on peut aboutir à une forme de philosophie, parce qu'on est conduit à penser à la raison pour laquelle on vit avec un corps.
Le kikô est en quelque sorte une réflexion sur notre existence au travers du corps.


 
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